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Toiture terrasse : prix d'une étanchéité EPDM

Trois devis sur la même terrasse de 30 m², de 4 200 à 11 500 €. Aucun ne portait sur la même surface, et c'était la première chose à vérifier.

Par Baptiste S., propriétaire-bailleur, auteur du siteMis à jour le 6 octobre 202613 min

Certains liens de cette page mènent vers Amazon. S'ils débouchent sur un achat, je touche une commission, sans que cela n'augmente votre prix. Je ne reçois aucun produit gratuit et aucune marque ne finance ce site.Comment je travaille.

La terrasse dont je parle est celle que je préfère oublier : trente mètres carrés au-dessus d’un garage, sur l’un des logements que je loue, avec une tache qui est apparue au plafond un hiver et qui a mis trois ans à devenir urgente. J’ai fait chiffrer trois fois. Les devis allaient de 4 200 à 11 500 €, et j’ai mis une bonne semaine à comprendre pourquoi.

Aucun des trois ne portait sur la même chose. L’un chiffrait une étanchéité EPDM seule sur le support existant, le deuxième ajoutait une isolation, le troisième refaisait les relevés et la protection. Et aucun des trois n’annonçait la même surface : trente mètres carrés pour l’un, trente-trois pour l’autre, trente-six pour le dernier. Sur une toiture terrasse, le prix au mètre carré ne veut rien dire tant qu’on n’a pas tranché quels mètres carrés on compte.

Voici donc les fourchettes réelles de l’EPDM et de ses deux concurrents, la surface qui se facture vraiment, et ce que chaque système coûte sur vingt ans plutôt qu’à la pose. Précisons d’entrée la limite de cette page : on parle d’un toit plat ou presque plat, pas d’une couverture en pente — le choix d’une tuile, d’une ardoise ou d’un bac acier répond à d’autres contraintes, traitées dans quel matériau de couverture choisir.

La surface facturée n’est pas la surface au sol

C’est le premier écart entre deux devis, et c’est aussi le seul que vous pouvez vérifier vous-même.

Une étanchéité ne s’arrête pas au bord de la dalle. Elle remonte en périphérie, sur les murs et les acrotères, pour que l’eau ne passe pas par la jonction : ce sont les relevés, et ils comptent dans la surface mise en œuvre. Les documents techniques unifiés fixent une hauteur minimale au-dessus du niveau de la protection — de l’ordre d’une quinzaine de centimètres sur une terrasse inaccessible courante, davantage dans d’autres configurations. Ces règles de l’art sont publiées par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, et c’est l’entreprise qui les lit pour votre cas, pas un tableau trouvé en ligne.

L’arithmétique est simple. Sur une terrasse de 6 m sur 5 m, la surface horizontale fait 30 m² et le périmètre 22 mètres linéaires. Des relevés de 15 cm ajoutent 3,3 m², soit 11 % de surface en plus. Sur une terrasse étroite et longue, la proportion monte vite : à 2 m sur 15 m, le périmètre atteint 34 ml pour 30 m² au sol, et les relevés pèsent 17 %.

Les deux longueurs se prennent au sol, le long des murs du garage ou de l’extension, sans jamais monter : c’est un relevé de maçon, pas de couvreur. Le schéma ci-dessous fait le calcul et le traduit en budget.

Schéma interactif

La surface qu'on vous facture, et le budget qui en découle

Entrez les deux longueurs prises au pied des murs : le plan sépare la surface horizontale du linéaire de relevés, et le système choisi donne la fourchette.

← Glissez pour voir tout le schéma →

Le système d'étanchéitéEPDM colléBitume bicoucheRésinevue en plan, échelle 1 m = 20 px30 m² au solévacuation, au point bas6,0 m5,0 mrelevés d'étanchéité, 15 cm de hauteur — comptés en plus de la surface au solpente de 1 à 1,5 %, même sur un toit « plat », vers l'évacuationsurface horizontale30,0 m²relevés22 ml · 3,3 m²surface développée33,3 m²budget posé2 000 à 3 660 €

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Ce que le dessin rend visible, et qui m’avait échappé : la bande périphérique ne se voit pas d’en bas, et c’est pourtant elle qui explique l’essentiel des écarts de quantité d’un devis à l’autre. Demandez systématiquement que la surface horizontale et le linéaire de relevés apparaissent sur deux lignes distinctes. Deux devis qui portent le même total mais pas la même décomposition ne sont pas comparables, et c’est exactement ce que décrit lire un devis de couvreur ligne par ligne.

Télémètre laser pour relever la terrasse depuis le sol

25 à 70 €

Un outil qui sert deux fois sur ce chantier : relever les deux longueurs avant le premier rendez-vous, puis contrôler la quantité du devis. Trois critères. La portée, vingt à quarante mètres suffisant largement pour une terrasse de maison. La précision annoncée, de l’ordre de deux à trois millimètres sur cette gamme, ce qui est très au-delà du besoin ici. Et la lisibilité de l’écran en plein jour, le seul critère réellement discriminant à l’usage. Un simple mètre-ruban de trente mètres fait le même travail si vous avez quelqu’un pour tenir le bout.

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EPDM, bitume ou résine : ce qui les sépare sur vingt ans

Trois familles se partagent les toitures terrasses de maison, et le classement change selon qu’on regarde la facture du jour ou la dépense de deux décennies.

L’EPDM est une membrane de caoutchouc de synthèse, le plus souvent posée en une seule pièce collée sur le support. Sa souplesse est son argument : elle accompagne les mouvements de la dalle au lieu de les subir. Les fabricants annoncent des durées de vie de 30 à 50 ans.

Le bitume bicouche soudé est le système historique, deux couches de membrane bitumineuse soudées au chalumeau. Il est moins cher à la pose, parfaitement éprouvé, et il durcit avec le temps — de l’ordre de 15 à 25 ans avant une réfection.

La résine d’étanchéité, appliquée au rouleau, se justifie sur les formes complexes et les petites surfaces encombrées de sorties, où une membrane demanderait trop de découpes. Elle est la plus chère au mètre carré et la plus sensible à la préparation du support, avec des durées de vie annoncées de l’ordre de 10 à 20 ans selon le système.

Comparatif

Les trois systèmes, et le cas de la pose personnelle

Fourchettes pose comprise sur support sain, relevés courants compris, hors dépose, hors isolation et hors protection. Ordres de grandeur relevés sur des devis de maison individuelle en octobre 2026.

EPDM monocouche collé

Mon choix

60 à 110 €/m² posé

  • Avantage : Aucune soudure sur une terrasse courante : une seule pièce, donc très peu de joints
  • Avantage : Reste souple et accompagne les mouvements de la dalle
  • Avantage : 30 à 50 ans annoncés, donc aucune réfection prévisible sur vingt ans
  • Avantage : Pas de flamme sur le chantier, ce qui compte au-dessus d’un garage
  • Limite : Le plus cher des deux systèmes de membrane à la pose
  • Limite : La qualité tient entièrement au collage et aux angles de relevés
  • Limite : Peu d’entreprises en font leur spécialité dans certains départements

Le meilleur rapport sur vingt ans dès que la terrasse est de forme simple. C'est ce que j'ai retenu.

Bitume bicouche soudé

50 à 90 €/m² posé

  • Avantage : Le moins cher à la pose, et toutes les entreprises savent le faire
  • Avantage : Système éprouvé depuis des décennies, aucun pari technique
  • Avantage : Se répare localement par une pièce soudée
  • Limite : 15 à 25 ans, donc une réfection probable dans une fenêtre de vingt ans
  • Limite : Durcit et fissure, en particulier aux angles de relevés
  • Limite : Travail au chalumeau, avec les précautions incendie qui vont avec

Défendable si vous vendez à court terme ou si le budget du jour commande. Sur une maison que vous gardez, l'économie s'efface.

Résine d'étanchéité

80 à 160 €/m² posé

  • Avantage : Épouse les formes complexes et les sorties multiples sans découpe
  • Avantage : Pas de joint du tout, ce qui règle le cas des petites surfaces tourmentées
  • Limite : La plus chère au m² pour la durée de vie la plus courte
  • Limite : Très dépendante de la préparation du support et de la météo de pose
  • Limite : Une reprise à prévoir dans la fenêtre de vingt ans

À réserver aux balcons et aux petites terrasses encombrées, là où une membrane n'est pas praticable.

Kit EPDM posé soi-même, abri de jardin uniquement

15 à 35 €/m² de fourniture

  • Avantage : Division du coût par trois ou quatre sur un petit toit bas
  • Avantage : Se pose depuis le sol sur un abri, un appentis ou un coffre à bois
  • Avantage : Aucune soudure, aucune flamme, aucun outil spécifique
  • Limite : Exclu sur la toiture d’une maison : cela demanderait d’y accéder
  • Limite : Aucune garantie de mise en œuvre, et aucune décennale
  • Limite : Les angles, les relevés et l’évacuation restent les points faibles

Le seul cas de pose personnelle que ce site recommande, et seulement sur une surface basse accessible depuis le sol.

Voir les modèles →

À forme simple et sur une maison qu'on garde, l'EPDM gagne sur vingt ans malgré son prix d'entrée. La mise en œuvre des relevés pèse cependant plus lourd que le choix du matériau.

Une nuance qui vaut d’être dite, parce qu’elle contredit une partie de ce qui précède. Sur les trois devis que j’ai reçus, aucune de ces fourchettes n’expliquait l’écart : c’était le périmètre du chantier. Le matériau décide de quelques dizaines d’euros du mètre carré ; la décomposition du chantier décide de plusieurs milliers d’euros. C’est pourquoi la section suivante compte davantage que le comparatif.

Les postes qui ne sont jamais dans le prix au m²

La membrane représente souvent la moitié de la facture, pas plus. Le reste est réel, légitime, et absent de tous les comparateurs en ligne.

La dépose de l’ancienne étanchéité et son évacuation, entre 10 et 25 € du m². Sur un ancien bitume collé, le travail est long, et la benne se facture.

L’isolation, de 20 à 50 € du m² selon l’épaisseur et le système. C’est le poste qui fait basculer un devis du simple au double, et le moment de la poser est précisément celui-là : on ouvre le complexe une fois par trente ans.

Les relevés, les évacuations et les accessoires. Platines d’évacuation, garde-grèves, bandes de solin, profils de rive : quelques centaines d’euros qui n’apparaissent pas au mètre carré, et dont l’absence au devis est un signal.

La protection de la membrane, de 15 à 40 € du m² en gravillons roulés ou en dalles sur plots. Toutes les membranes n’en exigent pas — certains EPDM sont auto-protégés —, et c’est une question à poser explicitement.

L’accès. Au-dessus d’un garage accolé, il est souvent simple ; au-dessus d’une extension en fond de jardin, un échafaudage ou une nacelle change le total sans rien changer à la surface.

Le total de cet exemple approche 5 900 €, dont la membrane ne fait que 47 %. C’est l’ordre de grandeur que je retiens désormais : sur une toiture terrasse, le prix affiché au mètre carré d’étanchéité représente à peu près la moitié de ce que vous paierez.

La TVA, l’urbanisme et la garantie

Trois sujets administratifs qui pèsent plus sur la facture que le choix du matériau.

La TVA. Les travaux d’amélioration, de transformation et d’entretien dans les logements achevés depuis plus de deux ans relèvent d’un taux réduit, dans les conditions précisées par l’administration fiscale. C’est l’entreprise qui l’applique sur sa facture. Sur 5 900 €, l’écart entre 10 % et 20 % représente environ 500 € : si un devis affiche 20 % sur ce poste, demandez pourquoi avant de signer.

L’urbanisme. Refaire à l’identique ne change pas l’aspect extérieur. En revanche, surélever le complexe pour y glisser une isolation, passer de gravillons à des dalles visibles de la rue, ou modifier la teinte d’un acrotère modifie cet aspect, ce qui relève en principe de la déclaration préalable de travaux déposée en mairie. En secteur protégé, l’appel au service urbanisme se fait de toute façon.

La garantie décennale. C’est le vrai argument de la pose professionnelle sur ce poste précis. Une étanchéité est un ouvrage dont le défaut rend le bien impropre à sa destination : elle est couverte, et l’attestation doit être au dossier avant le début du chantier, au nom de l’entreprise qui intervient. Sur un logement que je loue, c’est la pièce que je demande en premier.

Commander une étanchéité, dans l’ordre

Une réfection d’étanchéité n’est jamais une urgence, et c’est important : la seule urgence est la mise hors d’eau provisoire, qui est un autre geste, confié à un professionnel et facturé à part. Le glissement entre les deux est le principal mécanisme commercial du secteur. Si l’eau entre aujourd’hui, la méthode de localisation est dans localiser une fuite de toiture, et la réfection attendra le devis comparé.

Marche à suivre · 6 étapes

De la tache au plafond à la réception du chantier

Tout ce qui suit s'observe depuis le sol, depuis une fenêtre d'étage ou depuis l'intérieur du local. Rien n'exige de monter sur la terrasse.

  1. Vérifier que l'eau vient bien de la terrasse

    30 minutes

    Une tache au plafond d'un garage ou d'une pièce sous terrasse peut venir de l'étanchéité, d'une évacuation obstruée, d'un relevé décollé, ou d'une condensation qui n'a rien à voir. On regarde où la trace apparaît par rapport au point bas, et si elle réagit à la pluie ou au chauffage.

    Attention : Une tache qui ne bouge pas après plusieurs jours de pluie n'est probablement pas une infiltration de couverture.

  2. Relever les deux longueurs au sol

    15 minutes

    La longueur et la largeur se mesurent au pied des murs, et le périmètre s'en déduit. Deux nombres suffisent à estimer la surface développée et à contrôler ensuite la quantité annoncée.

    Voir les télémètres laser →

  3. Regarder la terrasse depuis une fenêtre d’étage

    15 minutes

    Une photo prise d'une fenêtre haute, ou de l'étage de la maison voisine avec son accord, montre l'essentiel : flaques persistantes, gravillons déplacés, cloques, relevé qui bâille, évacuation couverte de feuilles. Cette photo vaut de l'or dans un échange de devis.

    Attention : Si aucune vue n'existe, c'est à l'entreprise de monter, pas à vous. Aucune photo ne justifie de poser le pied sur une terrasse.

  4. Faire chiffrer par trois entreprises, sur la même base

    2 à 3 semaines

    Même surface horizontale, même linéaire de relevés, même décision sur l'isolation et sur la protection. Sans ces quatre éléments identiques, les devis ne sont pas comparables — c'est l'erreur qui m'a coûté une semaine de confusion.

    Attention : Exiger que la dépose, l'isolation, la protection et l'accès apparaissent en lignes distinctes, même à zéro euro.

  5. Vérifier l'attestation de décennale, puis signer

    Un échange de courriels

    L'attestation en cours de validité, au nom de l'entreprise qui intervient réellement et mentionnant l'activité d'étanchéité. Elle se demande avant la signature, jamais après.

    Attention : Une sous-traitance non déclarée au devis vous laisse sans recours utile le jour où l'eau revient.

  6. Réception : contrôler ce qui est contrôlable

    20 minutes

    Depuis la fenêtre d'étage, et depuis l'intérieur du local : hauteur apparente des relevés, absence de flaque deux jours après une pluie, évacuations dégagées, propreté du chantier. La facture doit reprendre la surface, le linéaire de relevés et la référence du système posé.

    Attention : Ne pas régler le solde avant une vraie pluie. C'est la seule épreuve qui compte sur ce poste.

Trois devis sur la même base valent mieux que n’importe quelle fourchette lue en ligne, la mienne comprise. C’est le seul conseil de cette page dont je suis certain.

Devis gratuits · sans engagement

Faire chiffrer l'étanchéité de votre toiture terrasse

Indiquez la longueur et la largeur relevées au sol, l'âge approximatif de l'étanchéité existante et sa nature si vous la connaissez, la présence d'une tache au plafond du local situé dessous, et si une isolation doit être reprise. Demandez que la surface horizontale, le linéaire de relevés, la dépose, l'isolation, la protection et l'accès apparaissent sur des lignes séparées. Je transmets votre demande à des professionnels de votre département. Gratuit et sans engagement.

Vos données servent uniquement à traiter cette demande. Vous pouvez y accéder, les corriger ou les faire supprimer à tout moment.Politique de confidentialité.

Réponse sous 48 h ouvrées

Ce qui ne sert à rien, et ce qui aggrave

Le paragraphe qui vous fera économiser, et il y a matière sur ce poste particulièrement démarché.

Les produits d’étanchéité liquides vendus en bidon pour « réparer toute fuite ». Appliqués sur une membrane fatiguée, ils tiennent une saison ou deux, masquent le point d’entrée, et s’ajoutent à la dépose le jour de la vraie réfection. Ils n’ont un intérêt que sur un point singulier identifié, posé par quelqu’un qui sait ce qu’il recouvre.

Refaire l’étanchéité sans régler la pente ni les évacuations. Une terrasse qui garde des flaques plusieurs jours a un problème de pente ou une évacuation sous-dimensionnée. La membrane neuve subira exactement ce que l’ancienne a subi, et la deuxième réfection arrivera plus vite que la première.

L’isolation « offerte » dans un devis global sans montant séparé. C’est le même mécanisme que sur les combles : un poste noyé dans un lot, chiffré par une entreprise dont ce n’est pas le métier, avec sa marge par-dessus. Faites-le chiffrer à part, comme pour le prix de l’isolation des combles perdus, et comparez.

La réfection complète proposée sur un désordre localisé. C’est l’arbitrage central de tout ce site. Un relevé décollé sur deux mètres, une platine d’évacuation à reprendre, une cloque isolée ne commandent pas 5 900 € de chantier. Les six critères qui séparent une réparation d’une réfection sont dans réparer ou refaire sa toiture, et ils s’appliquent ici aussi.

Le démarchage à domicile sur l’étanchéité. Une proposition non sollicitée, avec un montant annoncé avant toute visite et une remise qui expire le soir même, ne se discute pas.

Ce qui manque en revanche presque toujours, et ne coûte presque rien sur un petit toit bas : une grille garde-grève sur l’évacuation, qui empêche les feuilles d’aller boucher la descente. Sur une terrasse de maison, c’est l’entreprise qui la pose ; sur un abri de jardin, c’est deux minutes depuis le sol.

Le seul cas où l’on s’en charge soi-même

Il existe, et il est étroit.

Un petit toit plat réellement accessible depuis le sol — abri de jardin, appentis, coffre à bois, muret couvert — se traite avec une bâche EPDM d’une seule pièce et une colle adaptée. La pose se fait au bord, à genoux sur le sol ou depuis un escabeau posé à côté, sans jamais mettre le pied sur le panneau. À quelques mètres carrés, le gain est réel : 15 à 35 € du m² de fourniture contre 60 à 110 € posés.

Trois points décident du résultat, et ce sont les mêmes que sur un chantier professionnel. Les angles, qui se plient et se collent plutôt que se découpent. Les relevés, qui doivent remonter franchement et être tenus mécaniquement en haut. Et le passage de l’évacuation, qui est le point faible de toute étanchéité, professionnelle comprise.

Bâche EPDM et colle, pour un petit toit plat accessible depuis le sol

15 à 35 € le m² de fourniture

Quatre lignes sur la fiche produit. L’épaisseur, de l’ordre de 1,1 à 1,5 mm sur ces formats : en dessous, on est sur une bâche de bassin, pas sur une étanchéité de toit. Les dimensions d’une seule pièce, qui doivent couvrir le toit plus la hauteur des relevés sur chaque bord, plus une marge — une membrane sans joint est tout l’intérêt du produit. La colle, qui doit être celle du système et pas une colle néoprène quelconque. Et les profils de rive, souvent vendus à part, qui tiennent le haut du relevé. Mesurez avant de commander : une pièce trop courte de dix centimètres est inutilisable.

Voir les kits EPDM pour abri

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Ce que je referais dans l’autre sens

Je relèverais les deux longueurs avant le premier rendez-vous. Deux nombres pris au sol en quinze minutes, et l’écart de surface entre trois devis devient lisible au lieu d’être un mystère.

Je ferais chiffrer l’isolation séparément, systématiquement, même quand elle est reprise au même moment. Sur ce chantier comme sur les combles, c’est le poste qui se noie le plus facilement dans un lot.

Je raisonnerais en vingt ans et non à la pose. Entre un bitume à 70 € du mètre carré avec une réfection probable dans l’intervalle et un EPDM à 85 € qui n’en demandera pas, l’écart du jour s’efface — à condition de garder le bien, ce qui est précisément mon cas sur des logements que je loue.

Et je demanderais l’attestation de décennale avant de discuter du prix, pas après. Sur une étanchéité, c’est la ligne qui vaut le plus cher du dossier.

Le reste du parcours — arbitrer entre réparer et refaire, comprendre les fourchettes au mètre carré, lire un devis ligne par ligne — est repris dans rénovation de toiture et devis.

Les questions qu'on me pose le plus

Quel est le prix d'une étanchéité EPDM au m² ?

Comptez de l'ordre de 60 à 110 € du mètre carré posé pour une membrane EPDM monocouche collée, sur un support sain et sans reprise d'isolation. Cette fourchette couvre la fourniture, la main-d'œuvre et les relevés périphériques courants. Elle ne comprend ni la dépose de l'ancienne étanchéité, ni l'isolation, ni la protection par gravillons ou dalles, qui se chiffrent en lignes séparées. Sur une terrasse de 30 m² au sol, la membrane seule représente donc à peu près 2 000 à 3 600 €, soit souvent la moitié de la facture finale.

Quelle surface est réellement facturée sur une toiture terrasse ?

Pas la surface au sol, et c'est l'écart le plus fréquent entre deux devis. L'étanchéité remonte en périphérie sur les murs et les acrotères : ces relevés s'ajoutent à la surface horizontale. Sur une terrasse de 6 m sur 5 m, le périmètre fait 22 mètres linéaires, et des relevés d'une quinzaine de centimètres ajoutent environ 3 m², soit 11 % de surface en plus. Un devis qui annonce 30 m² et un autre 33 m² ne sont donc pas forcément en désaccord : l'un compte les relevés, l'autre pas, et il faut le faire préciser.

L'EPDM est-il plus durable que le bitume ?

Les durées de vie annoncées par les fabricants placent l'EPDM autour de 30 à 50 ans, contre 15 à 25 ans pour un bitume bicouche soudé correctement mis en œuvre. L'écart vient de la nature du matériau : l'EPDM est un caoutchouc de synthèse qui reste souple et supporte mal peu les mouvements du support, là où le bitume durcit et finit par fissurer. Sur une fenêtre de vingt ans, cela change l'arithmétique : le bitume, moins cher à la pose, peut demander une réfection dans l'intervalle. La mise en œuvre reste cependant plus déterminante que le matériau, en particulier aux relevés et aux évacuations.

Faut-il une autorisation d'urbanisme pour refaire une étanchéité ?

Refaire une étanchéité à l'identique ne modifie en principe pas l'aspect extérieur et n'appelle pas de formalité. Dès que l'opération change cet aspect — surélévation du complexe par une isolation, passage de gravillons à des dalles visibles depuis la rue, changement de teinte d'un acrotère —, elle relève en principe de la déclaration préalable de travaux déposée en mairie. En secteur protégé, la question se pose même pour une réfection à l'identique. Un appel au service urbanisme de la commune tranche en quelques minutes, et il vaut mieux l'avoir fait avant de signer.

Peut-on poser une étanchéité EPDM soi-même ?

Sur la toiture d'une maison, non : l'intervention exige d'accéder à la couverture, et cela se confie à un professionnel assuré. Le seul cas défendable est un petit toit plat réellement accessible depuis le sol — un abri de jardin, un appentis, un coffre à bois —, où une bâche EPDM d'une seule pièce se pose au bord, sans monter dessus. Même là, les points faibles restent les mêmes qu'un chantier professionnel : les angles, les relevés et le passage de l'évacuation. Au-delà de quelques mètres carrés, ou si le toit porte quoi que ce soit, le gain d'argent ne vaut plus le risque.

Quelle pente faut-il sur une toiture terrasse ?

Une toiture terrasse n'est jamais horizontale : elle comporte une pente de l'ordre de 1 à 1,5 % pour conduire l'eau aux évacuations. Les valeurs exactes dépendent du type de terrasse, du système d'étanchéité et de la protection retenue, et elles sont fixées par les documents techniques unifiés que le professionnel lit pour votre configuration. Une terrasse qui garde des flaques plusieurs jours après la pluie signale une pente insuffisante ou une évacuation obstruée. C'est à traiter avant de refaire l'étanchéité, sinon le problème revient à l'identique.

Les deux inspections annuelles, depuis le sol

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